Etude de l’évolution de la structure de l’espace social des mégapoles : Etude du cas de Shanghai
Avec l’approfondissement des réformes en matière de libéralisation du système de répartition des revenus, du système foncier urbain, du système de logement et du système d’étatcivil, la structure de l’espace social des mégapoles de la Chine contemporaine connaît une amorce de reconstruction et différenciation. C’est ainsi qu’apparaissent bidonvilles, quartiers dans lesquels se concentrent les migrants, quartiers de riches et autres formes de reconstruction et différenciation de la structure de l’espace social propres aux mégapoles occidentales, en particulier le phénomène de polarisation de l’espace urbain né de la concomitance entre la différenciation entre lieux de résidence et la séparation entre classes sociales.
Le présent article prend comme exemple le cas de Shanghai pour étudier les caractéristiques de l’évolution de la structure de l’espace social dans les mégapoles chinoises. Il analyse les problèmes de gouvernance issus de cette évolution, à savoir la ségrégation sociale, la marginalisation des espaces et lieux de résidence des populations défavorisées, privation de l’espace, etc. Pour faire face à ces problèmes, le présent article propose une série de mesures visant à réguler et contrôler l’espace : revenir aux fonctions d’intérêt public en matière d’urbanisme ; mettre l’accent sur l’orientation et le contrôle des investissements immobiliers, promouvoir la construction d’un système de protection des intérêts des citadins, promouvoir la construction de communautés mixtes où l’humain est au premier plan ; établir une stratégie rationnelle de répartition démographique ; renforcer la construction de communautés urbaines intégrées…
