WT51 – Vers un nouveau modèle de développement et une société durable et harmonieuse

Ville de l’atelier : FR - Paris

En association avec :

  • IDDRI (Institut du développement durable et des relations internationales) : www.iddri.org

  • Association 4D (Dossiers et Débats pour le Développement Durable / Debates on the Do’s and Don’ts of Sustainable Development) : www.association4d.org

Présentation de l’atelier

Au milieu des années 80 et à partir de la prise de conscience des contradictions croissantes entre développement économique et équilibre des écosystèmes, entre recherche du bien être immédiat des sociétés et sauvegarde des intérêts et des possibilités des générations futures, le concept de « développement durable » s’est imposé sur la scène internationale. A-t-il pour autant modifier en profondeur nos modes actuelles de production et de vie ? Force est de reconnaître que l’expression même de « développement durable » comporte une contradiction de terme puisque le mot développement a été introduit pour incarner une sorte de progrès matériel sans fin de nos sociétés, avec ce que cela implique d’impacts sur la biosphère, tandis que le terme durable est là pour rappeler au contraire les limites et la fragilité de la planète et en particulier le caractère précieux de l’énergie, de l’eau, de la biodiversité, des écosystèmes fragiles.

Force est de reconnaître que 20 ans après l’adoption du rapport Bruntland « notre avenir commun » rien de radical n’a changé dans notre conception du développement et nos sociétés sont elles-mêmes moins durables que jamais.

La timidité et les difficultés des accords Kyoto sur l’effet de serre sont un bon symbole de notre impuissance collective à réorienter en profondeur nos conceptions de la société et nos modalités de développement. D’un côté, les pays déjà développés ont peur de casser les ressorts de leur propre croissance en s’imposant une réduction trop massive des émissions de gaz à effet de serre tandis que les pays en développement ne voient pas pourquoi ils devraient s’imposer des disciplines et des sacrifices équivalents à ceux des pays développés alors que leurs émissions par habitant restent sensiblement inférieures à celles des pays qui prétendent leur donner des leçons. On est plus proche du dialogue de sourd que d’un véritable élan collectif inspiré par un souci de prévoyance, de solidarité et de survie.

Au niveau des entreprises, on observe de même l’inadaptation des moyens aux objectifs que l’on prétend poursuivre et l’inadéquation du système de pensée lui-même. Ainsi, dans les démarches de responsabilité sociale et environnementale à la mode en Europe, on met apparemment sur le même plan objectifs économiques, objectifs sociaux et environnementaux. Or, dans les faits, l’objectif économique et la satisfaction des actionnaires restent premiers, parce qu’ils conditionnent la survie de l’entreprise et de ses équipes dirigeantes, dimension sociale et environnementale ne venant qu’en second et à faible dose. Or, c’est l’inverse qui devrait être fait : il n’y a pas d’économie sans société et pas de société sans environnement. Tant que l’on ne parviendra pas à penser réellement l’activité économique et sociale à l’intérieur de l’ensemble plus vaste du fonctionnement des écosystèmes, le développement durable apparaîtra plus comme un mot d’ordre que comme une stratégie de transformation profonde des sociétés et des économies.

Pourtant, la conscience se fait de plus en plus vive des menaces que notre imprévoyance et notre rapacité font peser sur l’humanité et sur l’avenir de nos enfants et de nos petits enfants. Tout se passe comme si nous avions conscience des transformations à entreprendre mais ne trouvions pas en nous mêmes la capacité et la volonté de les entreprendre.

Dans ce contexte, les avenirs de la Chine et de l’Europe sont étroitement impliqués. Contrairement à d’autres régions du monde, Chine et Europe sont de vieilles civilisation enracinées dans un territoire restreint, peuplées et aux ressources naturelles limitées. Les autorités chinoises, prises entre un désir de rattrapage rapide du niveau de vie et de consommation de l’Occident et les menaces mortelles que fait courir cette course tant à l’équilibre social qu’à l’intégrité de l’environnement, sont parfaitement conscientes de la contradiction, potentiellement mortelle, à laquelle elles sont confrontées. La recherche d’un nouveau modèle de développement est donc au coeur de l’agenda de l’Europe et de la Chine et constitue sans doute un des domaines principaux de leur coopération dans les décennies à venir.

Le rôle de l’atelier sera de dresser les lieux, de repérer les initiatives actuelles qui comportent le plus grand potentiel de changement et d’explorer les voies d’une coopération durable entre Chine et Europe dans ce domaine.

Mesdames :

CHAUDHURI Nita FR

CHERON Marie FR

JIA Baolan (贾宝兰) CN

RONG Shimin (荣世敏) CN

WENDLAND Claudia DE

Messieurs :

CHEN Keli (陈科利) CN

CHEN Xujun (陈旭军) CN

HUANG Haifeng (黄海峰) CN

MARTIMORT-ASSO Benoît FR

OUYANG Zhiyuan (欧阳志远) CN

PALLEMAERTS Marc BE

PIECHAUD Jean-Pierre FR

RACAPÉ Joseph FR

SAINT-MARC Jacques FR

SANCASSIANI Walter IT

SPENCER Tom GB

TANG Hao (唐昊) CN

TRIPALDI Giuseppe IT

YANG Lichuan (杨利川) CN

Chevilles ouvrières : MARTIMORT-ASSO Benoît, OUYANG Zhiyuan (欧阳志远)

Organisateurs : MARTIMORT-ASSO Benoît, PIECHAUD Jean-Pierre

Interprètes : GUO Junjia Bernadette, HUANG Hao Helen, JIANG Jia

Appui logistique : AFFAIRES PUBLIQUES, CLEP Bénédicte, MARTIMORT-ASSO Benoît

Accueillants : MARTIMORT-ASSO Benoît