WT33 – Capacités des acteurs économiques et financiers de prendre en compte du long terme

Ville de l’atelier : FR - Annemasse

Présentation de l’atelier

En principe, les acteurs économiques et financiers pensent et agissent dans une perspective de long terme. L’entreprise investie dans les technologies, dans les équipements, dans les ressources humaines, dans les territoires. Elle anticipe les besoins, les produits, les technologies et les marchés du futur. De son côté, le système financier a pour vocation de redistribuer l’épargne en direction des besoins, notamment d’investissements, et de transformer des liquidités disponibles à court terme en investissements à long terme. Ce mécanisme de transformation du court terme au long terme est essentiel aujourd’hui plus que jamais pour le développement et la cohésion de nos sociétés. Celles-ci en effet sont engagées dans de vastes mutations, à la fois en direction d’une meilleure répartition des richesses à l’échelle mondiale et de nouveaux systèmes de production, de consommation et de vie compatibles avec les limites et la fragilité des écosystèmes et de la biosphère terrestre.

Aussi bien au sein des entreprises de production que pour le système financier, l’implication d’un long terme suppose la création de relations de confiance, entre investisseurs et territoires, entre prêteurs et emprunteurs.

Mais la réalité est sensiblement différente de la théorie. Les entreprises, sous la pression de ce que l’on appelle la « valeur d’actionnaires » (shareholder value) sont à la recherche de profits à court terme. Les marchés financiers, de plus en plus internationalisés sont de leur côté dominés par la recherche combinée d’une minimisation des risques et de rendements financiers à court terme. La mobilisation d’une partie significative de l’épargne chinoise dans des bons du trésor américains pour financer le déficit structurel des Etats-Unis constitue une sorte de vaste crédit à l’exportation pour entretenir une machine économique internationale fondée sur la boulimie de consommation des américains : l’épargne qui vise le long terme sert à compenser des déséquilibres à court terme.

Or ces jeux à court terme dont chacun pris en particulier visent à minimiser les risques ne permettent ni de créer des relations de confiance stables entre investisseurs et territoires, ni de concevoir et conduire les mutations nécessaires. Les relations économiques euro-chinoises, faute d’une perspective claire de co-développement à long terme risquent d’évoluer vers un jeu de dupes où les entreprises européennes veulent bénéficier des ressources humaines chinoises tout en conservant leur avance technologique tandis que de leur côté les entreprises chinoises chercheront à acquérir à tout prix les technologies et à développer les imitations pour concurrencer les entreprises européennes sur leur propre terrain.

A quelles conditions peut-on repenser l’engagement des entreprises et les marchés financiers sur le long terme pour préparer les mutations indispensables et construire des relations d’échanges équilibrées fondées sur la confiance ? Tels seront les thèmes approfondis dans le cadre de l’atelier.

Mesdames :

ACATRINEI Nicoleta RO

DONG Minyue CN

LAWAL Kiki Rebecca NG

MONSOU TANTAWY Brigitte CH

Messieurs :

AYADI Rym BE

CLEMENTS-HUNT Paul GB

DE CASTRO ARESPACOCHAGA Juan Antonio ES

DEMBINSKI Paul H. CH

FAN Xinhong (樊新鸿) CN

KAWALEC Stefan PL

LEGENDRE Bertrand FR

LI Xinchun (李新春) CN

REICHENBACH Yves CH

SOHRABI Moshen CH

ZHAO Xiao (赵晓) CN

ZHAO Xijun (赵锡军) CN

ZHU Jinshan CN

Chevilles ouvrières : DEMBINSKI Paul H., GUIDOTTI Sibilla

Organisateurs : LANGLOIS Amandine

Animateurs : ZHAO Xijun (赵锡军)