WT15 – La gestion des choix scientifiques et techniques

Ville de l’atelier : FR - Paris

Présentation de l’atelier

Les développements scientifiques et techniques doivent certes à leur dynamique autonome, où les progrès de la science engendrent d’eux-mêmes les nouvelles questions à élucider et où les progrès des techniques, des méthodes et des instruments ouvrent de nouveaux champs de découverte et d’innovation, mais ils doivent aussi et de plus en plus à des logiques politiques économiques et sociales. Les logiques politiques particulièrement évidentes dans le cas de l’Occident et de la Chine, le premier espérant garder son avance et maintenir son différentiel de niveau de vie et sa mobilisation des ressources naturelles mondiales en gardant une suprématie scientifique et technique. La seconde animée d’une farouche volonté de retrouver son rang, son prestige et sa puissance dans le concert des nations.

Déterminants économiques aussi, une part croissante de la recherche scientifique et l’innovation technologique étant pilotées par les entreprises et guidées par leurs intérêts. Déterminants sociaux enfin, par exemple parce que le déséquilibre croissant dans la relation entre humanité et biosphère impose d’urgence des transformations radicales du mode de production et de consommation. Les choix scientifiques et techniques sont donc, à tous les sens du terme, des choix politiques majeurs : de ceux qui engagent la vie et l’avenir des sociétés. L’idéal démocratique voudrait donc que ces choix fassent l’objet, par excellence, d’un vaste débat citoyen. Or, la plupart du temps, ce sont ceux qui échappent le plus complètement aux citoyens, quel que soit le régime politique formellement en place. Ils y échappent soit parce que les questions scientifiques et techniques sont jugées hors de portée par leur complexité et leur technicité de l’entendement des citoyens ordinaires, soit parce qu’ils se font dans des instances, en particulier les « grandes entreprises », et à des échelles - « le niveau mondial » qui échappent radicalement à la scène politique traditionnelle qui est encore majoritairement celle des Etats.

L’atelier devra analyser la manière dont ces choix s’opèrent en Chine et en Europe et les implications de ce mode de choix. Il devra aussi explorer les modalités d’un nouveau contrat entre sciences et société.

Mesdames :

DE LA RUPELLE Maëlys FR

NEUBAUER Claudia DE

SAXL Ottilia GB

Messieurs :

AUBERT Jean-Eric FR

BEC Louis FR

FAROULT Elie FR

GAUDIN Thierry FR

GOU Hua (苟骅) CN

HAVAS Attila HU

HRONSZKY Imre HU

KLUVER Lars DK

KORDON Claude FR

SIGURDSON Jon SE

VAN DER ZEE Frans NL

ZHANG Zhilin (张志林) CN

ZHAO Jun (赵君) CN

Chevilles ouvrières : CALAME Matthieu, NEUBAUER Claudia, YAN Guangmei (颜光美)

Organisateurs : NEUBAUER Claudia

Animateurs : FAROULT Elie, NEUBAUER Claudia

Rapporteurs : GAUDIN Thierry

Interprètes : DING Xiaohuan, LIN Kevin, TIAN Yajing

Appui logistique : AFFAIRES PUBLIQUES, CLEP Bénédicte

Comptes-rendus d’atelier :

Documents de problématique :

Documents transmis par les participants :

Documents d’information :