WS45 – Fondations

Ville de l’atelier : BE - Bruxelles

En association avec :

Présentation de l’atelier

Les fondations sont des êtres doublement hybrides. D’abord parce qu’il s’agit d’institutions privées dont l’objet est l’intérêt public. Ensuite parce qu’il s’agit d’institutions éminemment « capitalistes » puisque leurs ressources sont tirées des revenus d’un capital mais qu’elles sont à but non lucratif. Aussi bien en Chine qu’en Europe, les fondations sont les héritières de la conscience des classes privilégiées, aristocrates, entrepreneurs ayant réussi, des devoirs que leur conféraient leur pouvoir et leurs revenus vis-à-vis du reste de la communauté. Retourner au peuple tout ou partie des ressources qui, directement et indirectement, proviennent du peuple, transformer les privilèges et les moyens financiers acquis en un outil au service de la communauté: tel est le fil directeur des fondations. Souvent, elles se sont contentées et se contentent encore de « faire le bien » au niveau local ou national en distribuant des bienfaits de manière relativement immédiate, complétant l’action des pouvoirs publics ou s’y substituant. Ecoles, hôpitaux, financement de l’éducation supérieure et de la recherche, réalisation d’équipements publics divers, secours apportés aux indigents ont été les principales figures traditionnelles de l’action des fondations. Mais, au fur et à mesure que les interdépendances au sein des sociétés dépassent les frontières nationales et que les modes traditionnels de l’action publique se trouvent dépassés par la complexité des problèmes, les fondations par leur souplesse même, par leur aptitude à agir à différentes échelles du local au mondial, par leur flexibilité pour se saisir de nouveaux problèmes se trouvent investies de nouvelles responsabilités pour faire face à des problèmes d’échelle et de nature nouvelle. Peuvent-elles et doivent-elles sortir de leur rôle traditionnel supplétif de l’action publique ordinaire ? L’émergence, après vingt ans de développement économique rapide de la Chine, d’une nouvelle classe d’entrepreneurs très riches donnera-t-elle naissance, comme aux Etats-Unis et en Europe, à de nombreuses fondations et quelles en seront les orientations ? Le dialogue entre fondations européennes et chinoises peut-il jouer un rôle central dans la coopération entre les deux grands peuples et dans la prise en charge des défis mondiaux ?

Telles seront les questions notamment abordées par cet atelier.

Mesdames :

ALEKSEEVA OLGA RU

ASTIER Françoise FR

IMPENS Sarah BE

MARDULYN Micheline BE

MICHELOU NATHALIE FR

RUKANOVA Sevdalina BG

YAO Li (姚莉) CN

Messieurs :

DE FARIA José Gregório PT

GEORIS Raymond BE

LIU Zhouhong (刘洲鸿) CN

LUKACS Janos HU

QIAO Yide (乔依德) CN

SALOLE Gerry BE

TU Meng (涂猛) CN

Chevilles ouvrières : MARDULYN Micheline

Organisateurs : IMPENS Sarah

Animateurs : MARDULYN Micheline

Interprètes : BAO Ying, WEI Wen

Appui logistique : IMPENS Sarah

Accueillants : SALOLE Gerry