WS31 – Entreprises

Ville de l’atelier : FR - Fontainebleau

Présentation de l’atelier

Depuis la révolution industrielle en Europe au 19e siècle et depuis le 20e siècle en Chine, avec une parenthèse de trente ans de 1949 à 1979, les entreprises à capitaux publics ou privés apparaissent comme les acteurs centraux de la mutation et de la croissance économique. Avec l’accélération de la mondialisation dans les années 80, les grandes entreprises transnationales occupent le haut du pavé même si les effectifs salariés qu’elles mobilisent directement ne forment qu’une petite proportion de la population active. En Chine, les entreprises multinationales d’origine étrangère ont été depuis 1979 les fers de lance de la modernisation en donnant accès aux produits chinois sur les marchés internationaux et en introduisant rapidement de nouvelles techniques et de nouveaux modes de management. Beaucoup perçoivent même les grandes entreprises multinationales comme les véritables pouvoirs qui dirigent le monde. Prises dans une concurrence qui s’exerce à l’échelle mondiale et placées sous la pression des marchés financiers, les entreprises se perçoivent de leur côté beaucoup moins d’autonomie et de capacités de choix que le reste de la société ne leur en attribue. Mais, que leurs choix soient contraints ou non, ils déterminent pour beaucoup notre avenir, qu’il s’agisse des modes de production, des développements scientifiques et techniques ou des produits mis sur le marché. Triomphant en apparence, les entreprises qui se veulent les sources majeures de prospérité des sociétés sont soumises à des critiques de plus en plus vives et ont perdu, au cours de la dernière décennie, une grande part de leur légitimité. En Chine comme en Europe, la richesse des nouvelles classes possédantes scandalise et ses justifications morales semblent de plus en plus fragiles. Machines à produire et à faire du profit, les entreprises sont-elles comme le prétend la théorie économique les sources de la prospérité pour tous ? Leur pouvoir confère aux chefs d’entreprise d’importantes et incontournables responsabilités vis-à-vis du reste de la société. Sont-ils prêts à les assumer ? La logique des entreprises, subordonnée souvent aux intérêts des actionnaires, garantit-elle la prise en compte du long terme ? La prospérité qui résulte certes de l’activité de l’entreprise mais aussi de toutes ses composantes et de tous ses partenaires est-elle équitablement distribuée entre les uns et les autres ? Les conséquences sociales, parfois dramatiques, de décisions prises par les entreprises en fonction de leurs seuls intérêts ou résultant d’erreurs stratégiques dont la responsabilité incombe aux dirigeants sont-elles réellement prises en compte et équitablement sanctionnées ?

Toutes ces questions traversent entreprises et sociétés, selon des modalités diverses, en Chine et en Europe. Depuis dix ans, la mode de la CSR, Corporate Social, Responsability (Responsabilité sociale et environnementale des entreprises), est un reflet de ces interrogations. Comment, de part et d’autre, les entreprises évoluent ? Quelle doit être dans l’avenir leur place, leur gouvernance, leur éthique, leur statut pour assumer la responsabilité qui est la leur ?

Ces questions seront au cœur de cet atelier.

Mesdames :

LAU Chitning (刘婕宁) CN

MELLERIO Laure FR

ZHAO Rong (赵绒) CN

Messieurs :

DE BETTIGNIES Henri-Claude FR

DE MONTALIVET Bruno FR

DU PONTAVICE Alain FR

GREENWOOD Alan GB

HO Kin-lap (何建立) HK

JUDKIEWICZ Michel BE

LOESEKRUG-PIETRI André FR

PUJOS Antonin FR

REDDING Gordon GB

SAUGER Pascal FR

STORY Jonathan GB

WASSERMANN Christopher CH

XIAO Donghua (肖东华) CN

ZHAO Haiqing (赵海青) CN

Chevilles ouvrières : DE BETTIGNIES Henri-Claude, HO Kin-lap (何建立)

Animateurs : DE BETTIGNIES Henri-Claude

Interprètes : LU Liang Leon

Appui logistique : KELLY Roisin

Accueillants : DE BETTIGNIES Henri-Claude