WS26 – La protection des salariés
Ville de l’atelier : BE - Bruxelles
En association avec :
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European Economic and Social Committee / Comité économique et social européen : www.eesc.europa.eu
Présentation de l’atelier
Nés au 19ème siècle de la première révolution industrielle, les syndicats ont répondu à la nécessité des salariés de s’unir et de défendre leurs droits et leurs conditions de vie face aux détenteurs de capitaux et aux technostructures de l’entreprise qui ont pris une importance sans cesse croissante au cours du siècle qui a suivi. En Europe, les syndicats ont représenté une force sociale, économique et politique majeure au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale en structurant et en canalisant les revendications et aspirations d’une population salariée devenue largement majoritaire et formée de groupes relativement homogènes. Malgré l’existence ancienne de plusieurs fédérations internationales de syndicats, le mouvement syndical s’est essentiellement organisé à l’échelle nationale, à une époque où les économies nationales avaient leur cohérence. En Chine, l’histoire des rapports entre salariés et employeurs est très différente en raison de la prise de pouvoir du parti communiste en 1949, à l’issue de laquelle ce parti considérait qu’incarnant lui-même les aspirations du peuple, il avait besoin de courroies de transmission plutôt que de contre-pouvoirs.
Au cours des trente dernières années, le panorama s’est singulièrement transformé aussi bien en Europe qu’en Chine.
L’internationalisation des plus grandes entreprises pose aux syndicats européens des défis nouveaux. Le monde salarié s’est largement différencié au fur et à mesure que l’économie se technicisait, que la place des salariés du secteur public croissait et surtout que le secteur des services devenait prédominant. Le pouvoir des actionnaires, et notamment des institutions financières comme les fonds d’investissement, s’est à nouveau imposé face au pouvoir des technostructures. Les différentes catégories de salariés et les différentes branches économiques ne sont pas exposées de la même manière à la concurrence internationale.
La transformation a été bien plus grande encore en Chine, avec le remplacement d’une économie publique et planifiée par une économie de marché. Bien que le secteur étatique conserve une place importante, un nouveau secteur privé, international ou de sous-traitance, mais aussi nombre d’entreprises privées locales tournées vers le marché intérieur (charbonnières par ex.) jouent maintenant un rôle décisif. Les rapports salariés-employeurs sont partout bouleversés par la disparition du « bol de fer » qui garantissait un niveau de vie et des conditions de travail souvent médiocres mais pérennes. Les ouvriers chinois ont découvert le chômage et la nécessité de faire du contrat de travail une réalité effectivement protectrice. Loin d’être systématiquement écrit, le contrat de travail issu de la loi de 1995 voit en outre de nombreuses règles locales s’adjoindre rendant le droit du travail effectif grandement disparate. Le développement d’un droit du travail est à l’ordre du jour dans la préparation de nouvelles lois concernant le contrat de travail, le règlement des litiges, la promotion de l’emploi et la sécurité sociale. L’enjeu est de taille au moment où le contentieux grandit face aux abus, y compris l’esclavage salarié, et lorsque la chambre de commerce américaine de Shanghai et certains employeurs chinois s’alarment déjà d’une perspective plus protectrice pour les employés. Il y va également du rôle que les syndicats chinois auraient à jouer alors qu’ils sont actuellement loin de pouvoir assumer un rôle de protection des droits fondamentaux des travailleurs.
A l’heure de la mondialisation et depuis la chute du mur de Berlin les rapports entre capital et travail sont en pleine évolution. L’opposition historique entre syndicats à inspiration communiste et syndicats non communistes est désormais obsolète. La création en 2006 de la Confédération Syndicale Internationale est l’aboutissement de cette évolution et, peut-être une étape nouvelle dans le rôle et le mode d’organisation des syndicats. En Chine comme en Europe, le dialogue entre forces agissantes du monde du travail cherche sa voie. Le forum Chine-Europe en offre l’occasion.
Mesdames :
CILONA Ornella 
KARVAR Anousheh 
LE NOUAIL MARLIERE An 
NGAI Pun (潘毅) 
PAULO SAMPAIO DA COSTA MACEDO Maria Teresa 
PELTOLA Marja-Liisa 
WANG Fangjing (王芳境) 
Messieurs :
ETTY Tom 
KALLIO Seppo 
KEARNEY Neil 
MA Junjie (马俊杰) 
PEEL Jonathan 
SEPI Mario 
STROOBANT Maxime 
ZHANG Lei (张磊) 
ZHU Qiang (祝强) 
Chevilles ouvrières : NGAI Pun (潘毅)
Organisateurs : BERKEMEIER Maria Judite, FIÑANA Celia
Animateurs : PELTOLA Marja-Liisa
Rapporteurs : PEEL Jonathan
Interprètes : BURIN, HAYES, KERCHAERT, LI, LU, MICHEL-JEA, WU
Appui logistique : BERKEMEIER Maria Judite, FIÑANA Celia
Accueillants : BERKEMEIER Maria Judite, FIÑANA Celia
Comptes-rendus d’atelier :
Documents de problématique :
Documents transmis par les participants :
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Between the State and Labour: The Conflict of Chinese Trade Unions’ Double Identity in Market Reform

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Lasting socialist cultural tradition—–A case study of collective action by SOE workers

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Les réformes des syndicats et le nouveau développement de la démocratie de base en Chine

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Les syndicats dans une économie de marché : l’influence croissante des syndicats en entreprise

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Les transformations sociales et la reformation de la classe ouvrière

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Made in China: les ouvrières des usines de la mondialisation

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Social transformation and the re-formation of the working class

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Trade union in market economy : the growth of union power in enterprises

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Trade union reform and the development of democracy at grassroots level in China

Documents d’information :
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Corporate Social Responsibility in China’s Information and Communications Technology (ICT) Sector

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Dormitory Labor Regime:Another Space for Labor Control and Resistance

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Globalized Factory System and the Issue of « Ethical Reconstruction »

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Law of the People’s Republic of China on Employment Contracts

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Staff representative conference and the institutional representation of staff benefits


