WS14 – Universitaires

Ville de l’atelier : BE - Bruxelles

En association avec :

Présentation de l’atelier

L’université était autrefois réservée à une petite minorité de la population et son rôle majeur était de former et de perpétuer une élite scientifique, intellectuelle, administrative ou économique. En Europe, puis maintenant en Chine, le nombre d’étudiants en université a littéralement explosé. La société dans son ensemble, l’économie et l’administration, les services aux entreprises et aux personnes ont besoin de gens de plus en plus formés. Cette extension, cette généralisation de l’enseignement supérieur a d’abord supposé la multiplication des établissements publics et privés. Un marché mondial de l’enseignement supérieur se forme, que symbolise bien le fameux « classement de Shanghai ». La vieille idéologie de « l’autonomie » du temple du savoir tant vis-à-vis des pouvoirs politiques que des pouvoirs économiques résiste mal aujourd’hui à l’analyse. Au sein du vocable général « d’enseignement supérieur » des différenciations formidables se produisent entre un petit nombre d’établissements prestigieux, consacrés à la préparation ou la reproduction des futures élites et des bataillons d’établissements chargés d’assurés à la société les bataillons de gens formés dont elle a besoin, avec le fossé qui en résulte entre l’aspiration traditionnelle des étudiants au statut que leur conférera leur diplôme et la réalité de leur insertion professionnelle et sociale future. L’enseignement coûte cher. La répartition de son coût entre la collectivité, les familles, les étudiants, les employeurs est une question politique et sociale majeure, a fortiori comme l’obtention d’un diplôme ne garantit plus nécessairement le « retour sur investissement » espéré. La structure même de l’université et de l’enseignement qu’elle dispense, largement forgée par l’histoire, est-elle en phase avec les besoins des sociétés ? En particulier le découpage disciplinaire des enseignements prépare-t-il les jeunes à aborder les réalités multiformes de leur société et de leur travail ? Tout cela fait l’objet de réflexion intense aussi bien en Chine qu’en Europe où le « processus de Bologne » en réponse à l’unification des marchés de l’emploi, a tenté d’homogénéiser les diplômes.

Comment les universitaires eux-mêmes perçoivent-ils aujourd’hui ces enjeux et leurs responsabilités ? Au-delà des multiples partenariats inter-universitaires qui lient la Chine et l’Europe, quelle est leur insertion dans leur société respective et comment en perçoivent-ils les défis ?

Ce sera le fil directeur de l’atelier.

Mesdames :

GIANNINI Stefania IT

POL Patricia FR

TANG Jingli (唐景莉) CN

ZHANG Jianxin (张建新) CN

Messieurs :

CAMPINS Mar ES

DAXNER Michael DE

DE MARET Pierre (皮埃尔.德.马赫) BE

FERRARI Vincenzo IT

GAEBEL Michael BE

GAEHTGENS Peter DE

GAO Jiayong (高嘉勇) CN

GOUGH Hugh IE

LEVEL Pascal FR

PANZARU Ioan RO

TELO Mario BE

ZHANG Renbiao (章仁彪) CN

Chevilles ouvrières : DE MARET Pierre (皮埃尔.德.马赫)

Organisateurs : DE MARET Pierre (皮埃尔.德.马赫)

Animateurs : DE MARET Pierre (皮埃尔.德.马赫)

Interprètes : FENG Yun, PENG Jiayu

Appui logistique : RENNESON Isabelle

Accueillants : DE MARET Pierre (皮埃尔.德.马赫)