L’insertion de l’industrie européenne dans la Division Internationale du Travail : situation et perspectives
En 1990, l’industrie japonaise employait 15 millions de salariés au Japon et 1,2 millions à l’étranger. Dix plus tard, elle n’emploie plus que 13 millions de salariés au Japon, mais 2,8 millions à l’étranger.
On se rappelle que Ross Perot avait prédit un « giant sucking sound » fait par la perte attendue de 5 millions d’emplois américains aspirés par le Mexique dans l’hypothèse où le Congrès ratifierait l’accord de libre échange nord américain (ALENA). Ce thème resurgit aujourd’hui à propos des délocalisations d’emplois qualifiés dans les services, « aspirés » par l’Inde ou la Chine. Gregory Mankiw, dans son Economic Report of the President transmis au Congrès en février 2004, a ainsi soulevé de vives contestations en affirmant à ce propos que les bénéfices attendus des délocalisations n’étaient pas fondamentalement différents des gains traditionnels à l’échange et à la spécialisation internationale.
Quel avenir pour l’industrie européenne?
