« 11ème plan quinquennal : analyse des orientations politiques en matière d’innovation scientifique et technologique autonome »
Les innovations majeures que vont entraîner les technologies du futur vont encore un peu plus bouleverser la productivité, les méthodes de production ainsi que les modes de vie à l’échelle mondiale. Elles vont également provoquer une transformation profonde de l’échiquier économique mondial et un ajustement important de la répartition des profits. Face au développement accéléré de la mondialisation de l’économie et de l’économie de la connaissance, face à une concurrence internationale chaque jour plus féroce et face à l’urgence pour la Chine d’édifier une société relativement aisée, nous devons faire de l’augmentation de nos propres capacités d’innovation la mission principale du travail scientifique de ce siècle.
Pour parvenir par nous-mêmes à innover sur le plan technologique nous devons, sur la base de la vision du développement rationnel diriger et perfectionner le système de gestion des technologies et les mécanismes économiques utilisés à l’heure actuelle. Concrètement parlant, il faut prendre conscience des points suivants : 1) Le noyau essentiel des grandes et moyennes entreprises publiques constitue la principale force d’impulsion de l’innovation proprement chinoise.
Dans les pays socialistes, les entreprises d’état jouent un rôle directeur important dans tous les secteurs et les industries phares de l’économie nationale ; c’est là l’un des éléments de supériorité du système socialiste. Cette supériorité ne doit pas seulement se refléter dans la croissance des indicateurs économiques, elle doit aussi se refléter dans l’innovation en matière de recherche et de développement technologiques, dans l’élan et l’entraînement que le progrès technologique exerce sur l’ensemble de la société, dans le développement continu des capacités d’innovation autonome en matière de technologies clés et de droit de la propriété indépendant.
Dans un sens, au sein des pays socialistes, seules les entreprises d’état, et en particulier les moyennes et grandes entreprises d’état clés, peuvent porter cette lourde responsabilité historique. Sans leur soutien, leur participation et l’effet d’entraînement qu’elle produise, les progrès technologiques et l’innovation se retrouveraient sans épine dorsale et ne seraient plus que deux concepts creux.
2) Parallèlement à cela, il faut associer progrès technologique et gestion des actifs publics afin de construire un système de gestion des biens publics stimulé par l’innovation et la recherche scientifique et fonctionnant dans des conditions d’économie de marché.
3) Il faut approfondir et perfectionner le système de gestion des technologies et créer une atmosphère favorable à ce que l’ensemble de la société donne, de concert, une impulsion à l’innovation technologique proprement chinoise.
